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Actualité crypto

Interpol annonce 1 462 arrestations lors de l'opération Serengeti III

Interpol a annoncé le 22 octobre 2026 que l'opération Serengeti III, menée par 20 pays africains et les États-Unis, a abouti à 1 462 arrestations et à plus de 105 millions de dollars récupérés ; deux centres de minage de cryptomonnaies illégaux ont été démantelés en Angola.

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4 sources
Serveur de minage noir fermé par un gros cadenas jaune, une paire de menottes métalliques posée à son pied
Image générée par IA

Interpol recense 1 462 arrestations dans 21 pays pendant Serengeti III

L'Organisation internationale de police criminelle (Interpol) a publié le 22 octobre 2026 le bilan de l'opération Serengeti III. Selon ce communiqué, des services de police de 21 pays ont interpellé 1 462 suspects et récupéré plus de 105 millions de dollars de fonds illicites.

Serengeti III s'est déroulée du 29 juin au 31 août 2026 sous la coordination d'Interpol. L'opération ciblait la fraude rendue possible par le numérique, les rançongiciels, la compromission de messagerie d'entreprise (BEC, pour « business email compromise »), les escroqueries en ligne et l'extorsion numérique. Les participants sont 20 pays africains, dont l'Angola, le Nigeria, l'Ouganda et le Sénégal, ainsi que les États-Unis.

Le bilan global publié par Interpol se résume dans le tableau ci-dessous.

DonnéeValeurDateSource
Arrestations1 46222 octobre 2026Interpol
Réseaux malveillants perturbés10 90922 octobre 2026Interpol
Fonds illicites récupérésplus de 105 millions de dollars22 octobre 2026Interpol
Victimes identifiées65 92922 octobre 2026Interpol
Pertes reliées à l'activité criminelleplus de 385 millions de dollars22 octobre 2026Interpol

Neal Jetton, directeur de la cybercriminalité d'Interpol, affirme dans ce communiqué que « la coopération internationale reste l'un des outils les plus efficaces pour perturber les réseaux criminels, récupérer les avoirs criminels » (traduit de l'anglais).

Deux centres de minage de cryptomonnaies démantelés en Angola

Le communiqué d'Interpol détaille deux volets liés aux cryptomonnaies, en Angola et au Nigeria, ainsi qu'un dossier de fausses plateformes de négociation en Ouganda. Interpol ne date pas chaque interpellation ou saisie : toutes s'inscrivent dans la période de l'opération, du 29 juin au 31 août 2026.

DonnéeValeurDateSource
Centres de minage illégaux démantelés (Angola)229 juin-31 août 2026Interpol
Suspects arrêtés (Angola)929 juin-31 août 2026Interpol
Appareils de minage saisis (Angola)plus de 2 00029 juin-31 août 2026Interpol
Postes de transformation électrique illégaux saisis (Angola)6, infrastructure évaluée à plus de 1 million de dollars29 juin-31 août 2026Interpol
Produits criminels présumés mis en mouvement (Nigeria)plus de 2,4 millions de dollars29 juin-31 août 2026Interpol
Ressortissants étrangers arrêtés (Ouganda)36529 juin-31 août 2026Interpol

En Angola, les saisies annoncées par Interpol portent à la fois sur le matériel de minage et sur des installations de transformation électrique illégales, dont la seule valeur dépasse le million de dollars.

Au Nigeria, une enquête distincte visait une fraude internationale à l'investissement promue sur des applications de messagerie et a conduit à l'arrestation d'un suspect. Selon Interpol, les investigations financières ont montré qu'une large partie des sommes en cause avait été blanchie par des transactions en cryptomonnaies.

En Ouganda, les autorités ont démantelé deux réseaux de fraude transnationaux. Ces réseaux visaient des victimes en Asie par des fraudes à l'investissement en ligne et aux retraites, notamment au moyen de fausses plateformes de négociation, selon Interpol.

Le communiqué d'Interpol ne nomme pas les cryptomonnaies minées en Angola ou utilisées pour le blanchiment au Nigeria, et n'indique pas quelle part des fonds récupérés relève des cryptomonnaies.

Selon Interpol, plusieurs enquêtes nées de Serengeti III restent ouvertes : les autorités cherchent d'autres suspects, suivent la trace des produits illicites et analysent les preuves numériques saisies. Aucune suite judiciaire ni échéance n'est précisée.

Un rapport d'Interpol relie l'IA à plus de la moitié des cybercrimes en Afrique

Le communiqué sur Serengeti III renvoie au rapport d'Interpol sur l'évaluation des cybermenaces en Afrique (« African Cyberthreat Assessment Report 2026 »). Selon le communiqué d'Interpol du 3 août 2026, ce rapport indique que l'intelligence artificielle facilite 55 % des cybercrimes signalés sur le continent.

Depuis le 1er juillet, seuls les PSCA autorisés servent les clients crypto en France

Interpol, dont le siège est à Lyon, a coordonné Serengeti III. L'opération a été cofinancée par le projet GLACY-e (« Global Action on Cybercrime Enhanced »), initiative commune de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe, selon le communiqué d'Interpol. Ce communiqué ne fait état d'aucune victime ni d'aucun lien opérationnel en France ou dans l'Union européenne.

Côté régulation, dans un cadre distinct de l'opération, l'Autorité des marchés financiers (AMF) indique que depuis le 1er juillet 2026, seuls les prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA) autorisés peuvent rendre des services sur cryptos en France.

L'AMF publie par ailleurs des listes noires d'acteurs non autorisés, dont une liste « Crypto-actifs ». Le régulateur précise que ces listes, mises à jour régulièrement, ne peuvent être exhaustives.

Questions fréquentes

Combien d'arrestations l'opération Serengeti III d'Interpol a-t-elle donné lieu ?

Selon le communiqué d'Interpol du 22 octobre 2026, des services de police de 21 pays ont arrêté 1 462 suspects, perturbé 10 909 réseaux malveillants et récupéré plus de 105 millions de dollars de fonds illicites. L'opération s'est déroulée du 29 juin au 31 août 2026.

Que s'est-il passé en Angola pendant l'opération Serengeti III sur le minage de cryptomonnaies ?

Selon le communiqué d'Interpol du 22 octobre 2026, les enquêteurs ont démantelé deux centres de minage de cryptomonnaies illégaux en Angola, arrêté neuf suspects et saisi plus de 2 000 appareils de minage ainsi que six postes de transformation électrique illégaux, évalués à plus de 1 million de dollars.

Quelle part des cybercrimes en Afrique l'intelligence artificielle facilite-t-elle selon Interpol ?

Selon le communiqué d'Interpol du 3 août 2026 sur son rapport consacré aux cybermenaces en Afrique, l'intelligence artificielle facilite 55 % des cybercrimes signalés sur le continent. Le même communiqué indique que les pertes liées à la cybercriminalité sont passées de 192 millions à 484 millions de dollars depuis 2024.

Quels prestataires de services sur crypto-actifs peuvent servir les clients en France depuis le 1er juillet 2026 ?

Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF), dans sa publication du 27 juillet 2026, le 1er juillet 2026 a marqué la fin de la période de transition vers le régime européen MiCA. Seuls les prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA) autorisés peuvent rendre des services sur cryptos en France.

Sources

  1. Cybercrime crackdown in Africa nets 1,462 arrests, recovers over USD 105 millioninterpol.int · Source officielle · primaire
  2. INTERPOL report finds AI linked to more than half of cybercrime in Africainterpol.int · Source officielle
  3. Listes noires des sociétés et sites non autorisésAutorité des marchés financiers · Régulateur
  4. Entrée en application du règlement européen MiCA : quelles conséquences pour les détenteurs de cryptos ?Autorité des marchés financiers · Régulateur

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