Dev (devinvestx.cc) : site de travail, rien ici ne part en ligne
BTC71 468 €-0,35 %ETH2 067 €-0,94 %XRP1,15 €-0,41 %SOL89,66 €-0,96 %BNB663,14 €+0,41 %ADA0,1834 €+0,24 %DOGE0,0691 €+0,34 %LINK10,12 €-1,19 %
Solana

Bots de trading sur Solana : fonctionnement, frais et risques des principaux outils

Les bots de trading Solana, accessibles depuis Telegram ou un navigateur, exécutent des swaps sur des tokens récents en quelques clics. Leurs frais documentés tournent autour de 1 % par transaction, et aucun d'eux ne figure au registre européen des prestataires agréés.

Publié le
· mis à jour le 13 novembre 2025
Temps de lecture
6 min de lecture
Sources
21 sources
Meilleur robot Solana

Ce qu'est un bot de trading sur Solana

Un bot de trading Solana est une interface, le plus souvent un robot Telegram ou un terminal web, qui crée ou importe un portefeuille Solana et y exécute des achats et des ventes de tokens à la demande de l'utilisateur. Le bot ne décide pas seul : il transmet des ordres (achat immédiat, ordre limite, achats échelonnés) et les envoie sur la blockchain plus vite qu'une manipulation manuelle dans un portefeuille classique.

Pour trouver un prix, la plupart de ces outils passent par des agrégateurs de liquidité. Jupiter, le principal d'entre eux, se présente dans sa documentation pour développeurs comme « l'infrastructure de liquidité derrière la majorité de la DeFi sur Solana » : il compare plusieurs places d'échange décentralisées et route l'ordre vers la meilleure combinaison disponible.

Ces bots servent surtout à acheter des tokens tout juste créés, souvent des memecoins à très faible liquidité, absents des plateformes centralisées. C'est ce qui explique l'importance accordée à la vitesse d'exécution, et aussi l'ampleur des risques décrits plus bas.

Les outils les plus cités et leurs frais officiels

Les requêtes « bot solana » ou « solana trading bots » renvoient presque toujours aux mêmes noms. Le tableau ci-dessous s'en tient à ce que chaque éditeur publie lui-même, consulté le 3 octobre 2026. Il ne constitue ni un classement ni une recommandation.

Trojan

Trojan fonctionne sur Telegram et via un terminal web. Sa FAQ officielle indique que l'outil « prélève 1 % par transaction réussie ». Le parrainage ne donne plus lieu à une remise fixe : Trojan décrit un système de cashback en SOL et de partage des frais des filleuls qui augmente avec le rang de l'utilisateur. La même FAQ affirme que Trojan « ne stocke ni ne contrôle les fonds, les clés privées ou les données personnelles » des utilisateurs, et sa page de gestion des portefeuilles explique comment exporter une clé privée.

BONKbot

BONKbot est un robot Telegram lié à l'écosystème du memecoin BONK. Sa grille tarifaire mentionne « 1 % de frais sur chaque swap réussi ». La documentation générale revendique une « architecture non dépositaire ».

GMGN

GMGN combine un outil d'analyse de tokens et une fonction de trading. Sa page des frais indique que la plateforme « prélève seulement 1 % de frais par transaction, sans autres frais ». Elle précise aussi que les plateformes d'émission de tokens, comme Pump.fun, appliquent leurs propres frais lors des transactions.

BullX

BullX se décrit sur son site officiel comme une plateforme de trading Solana et Ethereum orientée memecoins, avec graphiques en direct et ordres limites. Le site mentionne des frais « inférieurs de 10 % » pour les utilisateurs connectés via Telegram, sans publier de taux de base sur cette page.

Photon

Photon est un terminal web de trading sur Solana. Son site et sa documentation n'étaient pas accessibles lors de la vérification : ses frais ne sont donc pas repris ici.

Ce que coûte réellement un bot

Les frais du bot ne sont qu'une partie du coût. Une transaction sur Solana paie d'abord des frais de base de 5 000 lamports par signature, selon la documentation de Solana, auxquels s'ajoutent des frais de priorité optionnels, versés au validateur pour faire passer la transaction avant les autres. Les bots règlent souvent ces frais de priorité à des niveaux élevés pour gagner en vitesse.

Beaucoup d'outils envoient aussi les ordres sous forme de « bundles » Jito. D'après la documentation de Jito Labs, un bundle regroupe jusqu'à cinq transactions exécutées « de façon séquentielle et atomique », c'est-à-dire toutes ou aucune, et nécessite un pourboire au validateur d'au moins 1 000 lamports, souvent bien davantage en période de forte demande.

Un calcul simple montre l'effet des commissions : avec 1 % prélevé à l'achat et 1 % à la vente, un aller-retour coûte environ 2 % du montant engagé avant frais de réseau, pourboires et frais de la plateforme d'émission. Une stratégie qui multiplie les petits allers-retours voit donc ces frais s'accumuler rapidement.

La garde des clés privées

Trojan et BONKbot se présentent comme non dépositaires. Concrètement, le bot génère ou importe un portefeuille dont l'utilisateur peut exporter la clé privée, mais l'outil a besoin de pouvoir signer des transactions à sa place pour exécuter les ordres. La sécurité du compte dépend alors aussi de celle du compte Telegram ou du navigateur utilisé.

La documentation de BONKbot consacrée aux arnaques signale l'existence de « faux bots qui demandent de déposer des SOL » et rappelle que les administrateurs officiels n'envoient jamais de message privé en premier. Elle insiste : la seule raison pour laquelle quelqu'un demande une clé privée ou une phrase de récupération est de voler les fonds. Trojan donne la même consigne sur sa page de gestion des portefeuilles.

Les risques propres aux tokens achetés via ces bots

Les tokens visés par ces outils sont souvent créés quelques minutes avant leur premier achat. Deux paramètres techniques, définis dans la documentation des tokens Solana, permettent à leur créateur de garder la main :

  • L'autorité de mint : le compte autorisé à créer de nouvelles unités du token, et donc à en augmenter l'offre.
  • L'autorité de gel : le compte autorisé à geler les tokens d'un portefeuille, ce qui empêche de les transférer ou de les vendre.

La documentation de BONKbot sur le trading en sécurité cite ces deux autorités et une liquidité non verrouillée comme les principaux signaux de contrat malveillant. Elle renvoie l'utilisateur vers des vérifications manuelles avant achat : aucun bot ne garantit l'absence de « rug pull ».

S'y ajoutent le risque de liquidité, quand un token ne trouve plus d'acheteur, et les attaques dites « sandwich », où un tiers place un ordre juste avant et juste après celui de l'utilisateur pour capter l'écart de prix. Jito propose un mécanisme d'atténuation que les développeurs peuvent intégrer, mais sa présence dépend de chaque outil.

Le statut de ces outils en France

Depuis le 1er juillet 2026, fin de la période transitoire du règlement européen MiCA, la fourniture de services sur crypto-actifs dans l'Union européenne exige un agrément, rappelle l'AMF dans un communiqué du 6 juillet 2026, qui précise qu'il n'existe pas de régime d'équivalence pour les pays tiers. Le cadre général est détaillé sur la page MiCA de l'ESMA.

Au 3 octobre 2026, ni Trojan, ni BONKbot, ni GMGN, ni BullX, ni Photon ne figurent dans le registre des prestataires de services sur crypto-actifs agréés publié par l'ESMA. Aucun de ces outils n'est donc un prestataire agréé MiCA, et aucun ne peut être présenté comme un service autorisé en France. Ils n'apparaissent pas non plus sur la liste noire crypto-actifs de l'AMF du 28 septembre 2026, que l'autorité présente elle-même comme non exhaustive sur sa page des listes noires.

L'AMF rappelle, dans sa fiche sur le choix d'un professionnel, qu'en cas de litige avec un acteur non autorisé, le seul recours passe par la justice de son pays d'origine et que les chances de récupérer les fonds sont très faibles. Elle classe parmi les signaux d'alerte toute promesse de gain facile ou de rendement élevé.

Fiscalité des gains en France

Les gains réalisés via un bot relèvent du régime des actifs numériques de l'article 150 VH bis du code général des impôts. Selon le Bulletin officiel des finances publiques, les échanges entre actifs numériques sans soulte bénéficient d'un sursis d'imposition : l'achat d'un memecoin contre des SOL n'est pas imposable en lui-même. La cession contre euros, contre un bien ou contre un service l'est. Les contribuables dont le total des cessions de l'année ne dépasse pas 305 euros en sont exonérés. Les plus ou moins-values se déclarent sur le formulaire 2086.

Ce qu'aucun bot ne garantit

Un bot accélère l'exécution d'un ordre ; il ne choisit pas un bon token et ne protège pas contre la perte totale. Les commissions sont prélevées que la transaction soit gagnante ou perdante. Aucune source officielle consultée ne publie de statistique de rentabilité de ses utilisateurs, et aucun résultat passé ne permet d'anticiper un gain futur.

Sources

  1. BONKbot DocumentationBONKbot · Source officielle · primaire
  2. BONKbot Fee StructureBONKbot · Source officielle · primaire
  3. Avoiding ScamsBONKbot · Source officielle · primaire
  4. How to Trade SafelyBONKbot · Source officielle · primaire
  5. FAQsTrojan · Source officielle · primaire
  6. Wallet ManagementTrojan · Source officielle · primaire
  7. GMGN Fees & SettingsGMGN · Source officielle · primaire
  8. BullXBullX · Source officielle · primaire
  9. Jupiter Developer DocsJupiter · Source officielle · primaire
  10. Tokens on SolanaSolana Foundation · Document · primaire
  11. Transaction FeesSolana Foundation · Source officielle · primaire
  12. Low Latency Transaction SendJito Labs · Document · primaire
  13. Markets in Crypto-Assets Regulation (MiCA)ESMA · Régulateur · primaire
  14. Registre intérimaire MiCA des prestataires de services sur crypto-actifs (CASP)ESMA · Régulateur · primaire
  15. Crypto-assets: the end of the Pacte law and European MiCA Regulation transitional period establishes a new role for the AMFAutorité des marchés financiers · Régulateur · primaire · 6 juillet 2026
  16. Listes noires des sociétés et sites non autorisésAutorité des marchés financiers · Régulateur · primaire
  17. Liste noire des sites non autorisés : crypto-actifsAutorité des marchés financiers · Régulateur · primaire · 28 septembre 2026
  18. Investir en crypto-monnaies : quel professionnel choisir ?AMF · Régulateur · primaire
  19. Arnaques : les signes qui doivent vous mettre la puce à l'oreilleAutorité des marchés financiers · Régulateur · primaire · 21 novembre 2024
  20. BOI-RPPM-PVBMC-30-10 - Cession d'actifs numériques à titre occasionnel - Champ d'applicationDirection générale des Finances publiques (BOFiP) · Source officielle · primaire · 2 septembre 2019
  21. Formulaire 2086 : déclaration des plus ou moins-values de cessions d'actifs numériquesDirection générale des Finances publiques · Source officielle · primaire

Publié par InvestX selon sa charte éditoriale. Une erreur ? Écrivez à redaction@investx.fr. Ce contenu n'est pas un conseil en investissement.

Dans le même dossier

Tout le dossier « Plateformes » →