Meria (ex-Just Mining) : agrément MiCA, services, frais et risques
Meria, l'ancien Just Mining fondé à Metz par Owen Simonin, alias Hasheur, est agréée prestataire de services sur crypto-actifs par l'AMF depuis juin 2026. Fiche de la société, de ses produits, de ses frais et des risques qu'elle déclare.
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- · mis à jour le 11 septembre 2025
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Meria, l'ancien Just Mining
Meria est une société par actions simplifiée française, immatriculée au registre du commerce de Metz sous le numéro 829 840 735, avec un capital de 316 300 euros et un siège au 7-9-11 boulevard Solidarité, à Metz, selon ses mentions légales. Le directeur de la publication indiqué est Thibaut Boutrou, directeur général.
La société est née en 2017 à Metz sous le nom de Just Mining. Sa page de présentation attribue sa création à Owen Simonin, qu'elle présente comme son directeur général (Chief Executive Officer). Owen Simonin est connu sur YouTube sous le pseudonyme Hasheur, nom sous lequel il apparaît dans l'espace presse de Meria.
Just Mining se consacrait au départ au minage de cryptomonnaies. Selon la chronologie publiée par l'entreprise, l'offre s'est élargie en 2019 au placement passif (staking, masternodes, prêt), puis en 2022 aux conseillers financiers et aux professionnels. Le changement de nom en Meria date de 2023 d'après la même page. Le nom vient du cryptomeria, un cèdre japonais réputé pour sa résistance.
Statut réglementaire en France
Meria a d'abord été enregistrée comme prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) par l'Autorité des marchés financiers. La liste des PSAN publiée par l'AMF mentionne l'enregistrement E2021-016 du 11 mai 2021 au nom de « MERIA SAS (anciennement JUST MINING SAS) ». Il couvrait la conservation d'actifs numériques, leur achat ou vente contre monnaie ayant cours légal et leur échange contre d'autres actifs numériques.
Ce régime national, issu de la loi Pacte, a été remplacé par le règlement européen MiCA. Toujours selon l'AMF, l'enregistrement PSAN de Meria a pris fin le 22 juin 2026, avec pour motif « caducité pour cause de décision d'agrément MiCA ». Les PSAN restés sans agrément MiCA ont été radiés automatiquement le 2 juillet 2026.
Meria indique désormais être prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA) agréé par l'AMF sous le numéro A2026-020, dans ses mentions légales. L'espace presse de la société relaie un article de Cryptoast du 23 juin 2026 qui présente Meria comme « le premier acteur complet français agréé ».
L'agrément porte sur les services sur crypto-actifs. Il ne couvre pas tous les produits proposés : Meria précise elle-même que son offre de prêt n'est pas réglementée (voir plus bas).
Les services proposés
La page d'accueil de Meria liste plusieurs familles de produits : achat, vente et échange de cryptomonnaies, « bundles » (paniers préconfigurés), investissement programmé (DCA), staking, prêt de stablecoins et de bitcoin, et mandats de gestion. L'entreprise revendique 150 000 utilisateurs et 350 millions d'euros d'actifs « sous gestion et délégation », chiffres qu'elle publie elle-même et qui ne sont pas audités publiquement.
Achat, vente et échange
D'après la page de l'application, plus de 50 cryptomonnaies sont disponibles à l'achat et à la vente, avec un montant minimum de 25 euros. L'application existe sur iOS et Android et reprend les fonctions du site : achat, vente, staking, prêt, suivi du portefeuille et notifications. La politique de frais limite les échanges entre cryptomonnaies à 50 par période de 24 heures.
Staking
Le staking consiste à immobiliser des jetons pour participer à la validation d'une blockchain en preuve d'enjeu, contre une rémunération versée par le protocole. Selon sa page staking, Meria exploite ses propres validateurs sur plus de 45 blockchains et propose plus de 50 cryptomonnaies. Les intérêts commencent 24 heures après le placement et sont versés toutes les heures. Il n'y a pas d'immobilisation permanente, mais un délai de retrait propre à chaque produit peut s'appliquer.
Les taux affichés sont variables et non garantis. La page du 3 octobre 2026 indiquait des taux annuels allant jusqu'à 16,18 % selon les actifs. Un taux de staking est exprimé en jetons : la valeur en euros des intérêts dépend du cours de l'actif, qui peut baisser plus que le rendement ne rapporte.
Prêt (lending)
La page lending décrit un mécanisme de prêt issu de la finance décentralisée : les cryptoactifs déposés sont mis à disposition d'emprunteurs, et le taux dépend de la demande d'emprunt du moment. Les taux ne sont ni fixes ni garantis ; la page affichait jusqu'à 6,18 % par an le 3 octobre 2026. Le retrait est possible à tout moment, avec un délai de traitement de 24 heures.
Meria y précise que « concernant le produit de lending, celui-ci n'est pas réglementé, et n'est pas réalisé directement par Meria ». Les contreparties ne sont pas détaillées sur cette page.
Mandat de gestion
Le mandat de gestion confie la gestion d'un portefeuille de cryptomonnaies à l'équipe de Meria, à partir de 30 000 euros. Trois profils existent : prudent (cryptomonnaies les plus capitalisées et les moins volatiles), équilibré et dynamique. Les performances sont comparées à des indices CoinDesk. Meria rappelle sur cette page que le mandat « ne garantit pas la préservation du capital ».
Les frais officiels
La politique de frais, consultée le 3 octobre 2026 et sans date de version affichée, prévoit les commissions suivantes à l'achat :
- bitcoin : 0,99 % par virement ou solde Meria, 1,5 % par carte ;
- ether et USDC : 0,99 % par virement, 1,75 % par carte ;
- autres cryptomonnaies : 2,39 % par virement, 3,15 % par carte.
Sur le staking, Meria prélève une commission de 5 % à 14 % des intérêts selon l'actif ; les intérêts versés sont nets de cette commission. Sur le prêt, la commission est de 10 % des intérêts. Les frais de retrait varient selon la cryptomonnaie et le réseau ; pour le bitcoin, la grille indique 0,00012 BTC. Des frais d'intervention allant jusqu'à 500 euros peuvent s'appliquer pour la correction ou la modification d'une opération.
Les risques signalés par Meria
Les pages produits de Meria énumèrent elles-mêmes les principaux risques :
- la volatilité des cours, qui peut effacer les intérêts perçus ;
- les risques techniques propres aux blockchains et aux contrats intelligents ;
- la liquidité, notamment pour les actifs de faible capitalisation ;
- le décrochage d'un stablecoin par rapport à sa parité, pour le prêt ;
- la perte partielle ou totale du capital.
L'agrément MiCA impose des règles d'organisation, de conservation et d'information. Il ne protège pas contre la baisse des cours et n'offre aucune garantie des dépôts comparable à celle des comptes bancaires.
Meria en bref
Meria est l'une des rares plateformes françaises passées du statut de PSAN, obtenu en mai 2021, à l'agrément MiCA, obtenu en juin 2026. Son offre va au-delà de l'achat de cryptomonnaies, avec du staking sur ses propres validateurs, du prêt non réglementé et des mandats de gestion. Les frais d'achat varient de 0,99 % à 3,15 % selon l'actif et le moyen de paiement, et les rendements affichés restent variables, sans garantie de capital.
À lire aussi : MiCA : agrément PSCA.
Sources
- Obtenir un enregistrement ou un agrément PSAN (listes des PSAN)Autorité des marchés financiers · Régulateur · primaire
- Mentions légalesMeria · Source officielle · primaire
- Notre histoireMeria · Source officielle · primaire
- Espace presseMeria · Source officielle · primaire
- Page d'accueilMeria · Source officielle · primaire
- Application MeriaMeria · Source officielle · primaire
- Politique de fraisMeria · Source officielle · primaire
- StakingMeria · Source officielle · primaire · 3 octobre 2026
- LendingMeria · Source officielle · primaire
- Gestion 100 % pilotée (mandat)Meria · Source officielle · primaire
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